Henri-Paul et Germaine Chomereau-Lamotte

Henri-Paul et Germaine Chomereau-Lamotte

Charles Chomereau-Lamotte est né le 24 mai 1904 à Chateau-Thierry dans le département de l’Aisne.

Il entra à l’École Navale le 1er octobre 1904 à l’âge de 19 ans. A sa sortie de l’Ecole d’Application,  il fait campagne en Extrême-Orient sur le d’Entrecasteaux. Promu enseigne de vaisseau en 1909, il embarque comme second à bord du contre-torpilleur « Rapière », puis à bord du contre-torpilleur « Cognée » ( de 1910 à 1912).


Breveté canonnier en 1913, il embarque sur le cuirassé « Jean-Bart » (1913 à 1915).

En 1916, il est nommé commandant du torpilleur 330 et d’une section de la flottille des torpilleurs de Bizerte. Promu lieutenant de vaisseau le 1er juillet 1917, il est cité à l’ordre du jour de la Flottille 24 juillet 1917 puis à l’ordre du jour du 6ème arrondissement 22 Septembre 1917.

Embarqué en 1918 sur le cuirassé « Provence », puis comme officier canonnier et membre de la C.E.P.A.N. sur le « Pothuau » (de 1919 à 1921)

Pothuau

Il est l’objet, par décision ministérielle du 19 juillet 1921, d’une proposition extraordinaire d’avancement pour le grade de capitaine de corvette. Affecté à l’Etat-Major Général, il entre en 1923 à l’Ecole de Guerre Navale et en sort avec le brevet d’Etat-Major. Promu capitaine de corvette le 8 juillet 1923, il sert à l’Etat-Major de de l’Escadre de la Méditerranée et est nommé en 1925 au commandement du torpilleur d’escadre « Simoun ».

Simoun (torpilleur)

image.png

image.png


Capitaine de frégate du 11 janvier 1927,  il est désigné pour exercer les fonctions de Chef d’Etat-Major du Contre-Amiral, Commandant les F.N.E.O.(Forces Navales d’Extrême-Orient) (1928 et 1929). Par décret du 6 novembre 1929, le Commandant Chomereau-Lamotte est nommé au commandement du contre-torpilleur « Tigre ».

Tigre (contre-torpilleur)

image.png

Il est affecté à son débarquement à l’Etat-Major de la 1ère escadre (1930). Promu capitaine de vaisseau au C.H.E.N., commandant de la première division de torpilleurs et du torpilleur « la Palme » (Décret du 3 juillet 1034), du croiseur « Colbert » (Décret du 9 juin 1935) et enfin, Chef d’Etat-Major du Vice-Amiral, Commandant en chef la 1ère escadre.

Désigné, le 2 septembre 1939  comme Chef d’Etat-Major de l’Amiral Antilles (l’Amiral Robert), il est promu Contre-Amiral le 8 octobre 1939. Il était officier de la Légion d’Honneur du 12 janvier 1929.

image.png

image.png


Il est mort subitement à Fort de France, en Martinique, le 1er juillet 1940.

Selon certaines rumeurs dans la famille, il aurait été empoisonné par le contre-amiral Rouyer, qui aurait reçu ses ordres de la part de Pétain. En effet, Henri-Paul n’était pas en faveur du régime vichiste et prônait la France Libre auprès de l'amiral Robert, haut-commissaire de France aux Antilles, à Saint-Pierre-et-Miquelon et en Guyane. Le contre-amiral Rouyer, ardent partisan de la Révolution nationale, aurait déclaré au moment du décès :

« Il aura bu un mauvais café ! ».

Un historien spécialisé dans l'histoire des Antilles pendant la Seconde Guerre mondiale, contacté par notre famille, a confirmé ces rumeurs.

Il avait épousé Germaine RÉGNAULT le 18 mai 1911 et eut quatre enfants. Elle est née à Rochefort, le 18 septembre 1901 et est morte à Toulon, le 1er février 1969. Elle était le troisième enfant de Georges RÉGNAULT, capitaine de vaisseau, et de Louise ARNOUX.


Famille RÉGNAULT